Centre de Médecines Complémentaires

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hypnose médicale

L'HYPNOSE CLINIQUE EN RÉSUMÉ

L'Hypnose Clinique repensée

Savoir d’où vient l’hypnose permet tout d’abord de comprendre la chronologie des concepts car l’histoire de l’hypnose, riche et ancienne, a fait évoluer sa pratique de façon importante. Cela permet également de mieux appréhender toutes les représentations que nous nous faisons de l’hypnose, celles-ci étant issues de cette histoire. Cela dit, l’hypnose telle que nous l’entendons de nos jours, n’a plus rien à voir avec les techniques décrites initialement comme le magnétisme, notamment, où il n’était pas question de suggestion ni d'accompagnement par la parole.

La pratique de l'hypnose remonte à l'Antiquité. Même si le terme d’hypnose est en lui-même assez récent, des phénomènes de guérison par la suggestion furent décrits depuis l’Antiquité. Nous en trouvons des exemples sous d'autres appellations, aussi bien dans divers textes de l'Egypte pharaonique que dans la Bible.

 

En Egypte pharaonique, nous retrouvons des papyrus relatant des séances de soins par suggestion pendant le sommeil. La transcription d'une séance d'hypnose fut découverte en 1972 sur une stèle gravée il y a quelques trois mille ans, sous le règne de Ramsès XII.

 

Un manuscrit, relate l’existence de “temples du sommeil”, lieux où les malades étaient mystérieusement soignés... Les prêtres de ces temples parlaient à l’oreille de leurs patients assoupis, leur offrant de "douces paroles guérissantes".

 

Des archéologues auraient, par ailleurs, découvert les premières traces d'hypnose datant de plus de 6.000 ans, en Mésopotamie, où les sumériens pratiquaient déjà l’accompagnement en paroles. Un manuscrit décrit des guérisons obtenues grâce aux Etats Modifiés de Conscience. Les trois états de transe hypnotiques redécouverts au 19ème siècle par Charcot y sont même déjà expliqués.

En 1529, Paracelse, célèbre médecin et alchimiste suisse, livre les premières données scientifiques sur le "magnétisme animal", tel que l’appellera Mesmer. Il est le premier à évoquer l’action de l’esprit sur le corps.

Il est généralement admis par la plupart des auteurs que l'histoire officielle et scientifique de l'hypnose commence en 1766, avec le Docteur Franz Anton Mesmer, médecin allemand d'origine viennoise, et disciple spirituel de Paracelse, inspiré par sa pratique et ses écrits.

En 1841, James Braid, chirurgien écossais, installé à Manchester, découvre les techniques du magnétisme animal lors d’une démonstration. Enthousiaste, il fait renaître le mesmérisme de ses cendres mais lui préfère toutefois une explication plus rationnelle. Il décide de démystifier le mesmérisme et d'établir les bases scientifiques des phénomènes constatés qu'il appelle alors "hypnotisme". L’hypnose est officiellement née. Il pose alors les bases scientifiques de ce qu’il nomme "hypnose" en introduisant la notion de suggestion et en la plaçant au centre du phénomène hypnotique.

 

L'intérêt pour l'hypnose ressurgit avec force vers 1880, grâce à deux écoles de médecine : Celle de Nancy et celle de la Salpêtrière à Paris.

La première codification des procédés hypnotiques remonte à Hippolyte Bernheim. L'apport de Bernheim réside principalement dans cette reconnaissance de l'hypnose comme phénomène psychologique et uniquement psychologique.

En 1878, Jean-Martin Charcot, médecin de renommée internationale et fondateur de la neurologie moderne, fonde l’Ecole de la Salpêtrière. Il s'intéresse également au phénomène hypnotique et donne alors une nouvelle dimension à l'hypnose.

S'engage alors entre Charcot et Bernheim une querelle devenue historique par la suite, querelle qui oppose les partisans de l'Ecole de la Salpêtrière à ceux de l'Ecole de Nancy : Etat physiopathologique pour la première contre un état naturel et une approche psychologique pour la seconde. Cette controverse d’idées ne se terminera qu’un siècle plus tard avec la découverte par des chercheurs français des zones cérébrales dédiées aux états modifiés de conscience.

Sigmund Freud, dans la foulée de Charcot, pratique aussi l’hypnose. Mais c'est durant les quatre mois qu'il passe à la Salpêtrière qu'il se persuade de la réalité du phénomène hypnotique et de son intérêt pour la compréhension des processus psychologiques. Si Freud abandonne ultérieurement la pratique de l'hypnose, ce n'est pas parce qu'il nie son intérêt en psychothérapie mais parce qu'il en maîtrise mal la technique et qu'elle ne correspond plus à ses recherches d'investigation dans le domaine de ce qu'il nomme alors "Inconscient". 

En 1919, l’hypnose est passée de "mode". Pierre Janet, philosophe puis psychologue et enfin médecin poursuit seul en France ses travaux sur le phénomène hypnotique. Il montre que l’hypnose est le résultat d’une conscience secondaire dissociée et découvre le phénomène de la régression hypnotique qu’il utilise à visée cathartique.

Aux USA, l'hypnose, en tant que science médicale, reste peu pratiquée jusqu'au 20ème siècle. C'est surtout lors de la 1ère guerre mondiale que les psychiatres américains la pratiquent régulièrement pour traiter les névroses de guerre.

C'est dans ce pays que Milton Hyland Erickson, celui qui fut considéré par beaucoup comme le père de la communication moderne, révolutionne la pratique de l'hypnose. Il développe pour lui-même des techniques d’auto-hypnose qu’il ne cesse d’explorer et de perfectionner par la suite auprès de ses patients. Ses travaux bouleversent les conceptions de l'hypnose et de la thérapie en général. Tout le travail d’Erickson se base sur l’hypothèse humaniste que "la nature humaine fait mieux que nous". 

Dans l'hypno–psychothérapie de Milton Erickson, qui vit dans un pays où la naturopathie est officielle, nous retrouvons toutes les notions naturopathiques d'auto-guérison par suite de la libération de la force vitale homéostasique présente en chaque être vivant. Pour lui, l'hypnose représente un moyen idéal de s'auto–restructurer, de s'auto-guérir ; et le rôle du thérapeute se résume à enseigner au patient l'art de fonctionner en auto–hypnose, à faire confiance à la force vitale auto-protectrice, aux mécanismes qui réalisent notre personnalité. Les mots prononcés par l'hypnothérapeute ne sont destinés qu'à aider le patient à trouver, lui-même, son chemin de lumière, à concrétiser, lui-même, ses désirs. Pour Erickson, les maladies apparaissent parce que le fonctionnement du conscient a entravé la fonction d'auto-guérison de l'inconscient, et l'hypnose libère cette fonction. 

Léon Chertok, psychiatre et psychanalyste français, est l’un des rares en France après la seconde guerre mondiale à poursuivre ses recherches sur l’hypnose. Il essaie de concilier la technique de Freud et l’hypnose considérant que tout le monde est hypnotisable. Il s’intéresse à l’influence de​​ l’esprit sur le corps et crée l’Ecole de la Médecine Psychosomatique en 1950. Il considère l’hypnose comme le lien psychosomatique qui permet une réunification corporelle en levant le refoulement.

De nos jours, l'hypnose est largement pratiquée, sous toutes ses formes, dans le monde entier.

Il est difficile, au sein d’un bref survol historique, de rendre compte de la richesse des faits historiques ou scientifiques qui jalonnent le parcours de cette discipline "bizarre, fuyante, toujours fascinante" comme la décrit G. Salem.

De nombreuses définitions de l’hypnose furent élaborées. Elles reflétaient souvent les convictions théoriques de leurs auteurs. Il est important de noter qu’aucune n’a encore fait l’unanimité à ce jour.

L’état hypnotique est un état naturel que chacun a pu expérimenter spontanément, par exemple lors de rêverie.

 

Dans les nombreuses définitions de l'hypnose interviennent des concepts comme le sommeil, la suggestion, la suggestibilité, la modification de l'état de conscience, la régression et le transfert.

Le Larousse, quant à lui, définit l’hypnose comme un "état de conscience particulier, entre la veille et le sommeil, provoqué par la suggestion".

Milton Erickson parlait "d’un état de conscience dans lequel vous présentez à votre sujet une communication, avec une compréhension et des idées, pour lui permettre d’utiliser cette compréhension et ces idées à l’intérieur de son propre répertoire d’apprentissages".

Aujourd’hui, la définition la plus répandue consiste à résumer l’hypnose comme étant un "état modifié de conscience". Pour G. Salem "le terme hypnose désigne en fait trois types de phénomènes : L’état hypnotique ou transe, dans lequel est plongé le sujet hypnotisé, la technique utilisée par l’hypnotiseur, et le type d’interaction particulière qui s'établit entre hypnothérapeute et hypnotisé".

En termes simple, une séance de transe hypnotique conduit graduellement le sujet à se focaliser sur des acquis et certitudes positifs. Un état hypnotique induit une immersion complète de la conscience dans un champ cognitif libre de tout conflit ou problème. A l'aide d'une sélection de suggestions sélectionnées, calibrées et répétées, l'hypnothérapeute induit chez le sujet une réduction de la connectivité entre ses différentes structures neuronales, responsable de la détection de conflits et entre ses perceptions, ses attentes et ses centres émotionnels. Cet état libère ainsi les mémoires résiduelles des zones conflictuelles de notre champ de conscience, pour le rendre plus perméable aux suggestions psychothérapeutiques. L’hypnose est donc un outil, une technique transparente, un état de conscience où le sujet, toujours en contrôle, choisit de faire lui-même l’expérience que ce qui est le plus approprié pour lui.

Peu de gens ont conscience de l’incroyable puissance de leur subconscient et de l'impact qu'il a sur leur vie. L'hypnose est bien plus qu’une simple technique de détente et de visualisation. C'est d'abord et surtout un puissant outil thérapeutique permettant d'accéder rapidement aux ressources inconscientes du sujet, lui permettant ainsi d'aboutir à la réalisation des changements désirés ou d’atteindre des objectifs spécifiques.

Il existe de nombreux domaines où l'hypnose est extrêmement efficace, notamment :​

Anesthésie partielle ou Hypnoanalgésie

Addictions : Arrêt du tabac, alcool, substances, comportement, etc.

Douleurs

Perdre du poids

Phobie

Peurs

Troubles du sommeil

Stress

Anxiété généralisée

Anxiété avant les examen

Dépression

Douleurs en sexothérapie

Névroses

Troubles des conduites alimentaires

Trouble de la confiance en soi

Trouble de la motivation 

Trouble de la mémoire

Trouble de la concentration

Migraines

Bégaiement

Asthme

Douleur articulaire

Acouphènes

Vertiges

Contractions utérines

Troubles fonctionnels de la grossesse

Douleurs de l'accouchement

Thérapie de couple 

Thérapie en sexologie

Etc.

N'hésitez pas à nous contacter si vous avez une question spécifique. Nos thérapeutes certifiés se feront un plaisir d'y répondre.