Phytothérapie

LA PHYTOTHÉRAPIE EN RÉSUMÉ

La Phytothérapie repensée

Votre corps et votre esprit ne sont pas en symbiose ? Vous recherchez des traitements adéquats non agressifs ? La phytothérapie est une réponse privilégiée à vos besoins. En complément, dans certains cas, d'une prise en charge psychologique, la phytothérapie est particulièrement adapté lors d'état anxieux et de stress.

La phytothérapie désigne la médecine basée sur les extraits de plantes et les principes actifs naturels. On la distingue en trois types de pratiques :

 

  • Une pratique traditionnelle, parfois très ancienne basée sur l'utilisation de plantes selon les vertus découvertes empiriquement. Selon l'OMS, cette phytothérapie est considérée comme une médecine traditionnelle et encore massivement employée dans certains pays, dont les pays en voie de développement.​

  • Une pratique basée sur les avancées et preuves scientifiques qui recherche des extraits actifs dans les plantes. Les extraits actifs identifiés sont standardisés. Cette pratique débouche suivant les cas sur la fabrication de médicaments pharmaceutiques ou de phytomédicaments, et selon la réglementation en vigueur dans le pays, leur circulation est soumise à l'autorisation de mise sur le marché (AMM) pour les produits finis, et à la réglementation sur les matières premières à usage pharmaceutique (MPUP) pour les préparations magistrales de plantes médicinales, celles-ci étant délivrées exclusivement en officine. On parle alors de pharmacognosie ou de biologie pharmaceutique.

  • Une pratique de prophylaxie déjà utilisée dans l'antiquité. Nous sommes tous phytothérapeutes sans le savoir : c'est notamment le cas dans la cuisine, avec l'usage de la ciboulette, de l'ail, du thym, du gingembre ou simplement du thé vert... Une alimentation équilibrée et contenant certains éléments actifs étant une phytothérapie prophylactique.

En Europe, les plantes représentent l'essentiel de la pharmacopée jusqu'à la fin du 19ème siècle et l'avènement de la chimie moderne. Encore largement utilisées après la Seconde Guerre mondiale, elles furent ensuite supplantées par les médicaments de synthèse plus simples d'emploi mais parfois pas plus efficaces pour autant.

La phytothérapie et la médecine moderne sont en réalité proches, sauf dans les cas de préparations à base chimique synthétique ou de génie génétique. La phytothérapie est une médecine du présent. L'avantage essentiel de la phytothérapie est d'éviter les effets secondaires grâce aux plus faibles concentrations que les synthèses chimiques et parce que les éléments n'y sont ni dissociés ni épurés. Il ne faut pas oublier non plus que bien des végétaux sont déjà toxiques à l'état naturel. Ceux-là sont à éviter ou à ne prendre que sur prescription et préparés par un spécialiste accrédité.

En phytothérapie traditionnelle, les plantes peuvent être utilisées fraîches ou, beaucoup plus fréquemment, sèches. C'est en général une partie bien précise de la plante qui est employée, en conformité avec les préconisations des pharmacopées (racine, feuille, fleurs, etc.), la composition chimique d'une plante étant rarement uniforme. Ces parties de plantes, entières ou finement broyées dans un sachet-dose, sont utilisées pour l'obtention d'une tisane que l'on peut préparer par infusion (on verse de l'eau chaude sur la plante), par macération (la plante est laissée plus ou moins longtemps au contact de l'eau froide), ou par décoction (la plante est laissée plus ou moins longtemps au contact de l'eau portée à ébullition).

Des procédés plus récents permettent de fabriquer des formes plus "modernes", en particulier des poudres, qu'elles soient obtenues par un broyage classique ou par cryobroyage. Ces poudres totales, qui peuvent ensuite être conditionnées sous la forme de gélule, ou autre forme, sont présentées comme représentant "l'intégralité" du végétal. Leur composition diffère de celle des tisanes traditionnelles qui ne comportent en principe que les substances hydrosolubles de la plante, et l'on s'écarte donc de l'usage traditionnel.

Un autre procédé, l’extraction, permet l’obtention d’une forme pulvérulente (extrait sec, atomisat), pâteuse (extrait mou) ou liquide (extrait fluide, teinture, teinture-mère) concentrée en principes actifs. Après le broyage de la plante, la poudre obtenue est traitée par un solvant naturel, par simple contact ou par lixiviation. On utilise généralement de l'eau ou un alcool, ou un mélange hydro-alcoolique de titre variable, le plus souvent à chaud. Le solvant est choisi en fonction de la solubilité des principes actifs recherchés. Cette extraction permet d’isoler tous les actifs et de conserver leur éventuelle synergie d’action. Le liquide (soluté) ainsi obtenu est ensuite filtré afin d’éliminer le résidu insoluble (marc). Puis une phase d'évaporation, généralement sous vide pour éviter une élévation trop forte de la température, élimine tout ou partie du solvant. La forme ainsi obtenue est une forme concentrée en principes actifs et peut être ajustée à une teneur fixe en principe actif pour assurer une reproductibilité de l'action. Elle peut aussi être incorporée dans une forme galénique permettant un usage aisé, y compris en ambulatoire : gélules, comprimés, solutions, buvables, etc.

Bien entendu, les plantes utilisées pour ces préparations doivent être de bonne qualité, en général conforme aux standards de la pharmacopée. L'extraction peut en effet, selon la nature du solvant naturel utilisé, éliminer une partie des contaminants (ex. : pesticide) ou au contraire les concentrer.

Lorsque l'extrait est un extrait hydro-alcoolique de titre élevé, il est généralement nécessaire que la toxicité du “médicament de phytothérapie” qu'il permet d'obtenir soit évaluée avant sa commercialisation. Il existe également un 3ème solvant : la glycérine végétale. On obtient alors une triple extraction (eau/alcool/glycérine) qui permet d'obtenir une préparation proche du totum de la plante et avec un titrage alcoolique diminué. L'efficacité est plus élevée.

On dénombre encore les teintures mères homéopathiques, les macérats glycérinés de bourgeons, les ampoules buvables et les huiles essentielles qui constituent une discipline distincte, l'aromathérapie.

Certaines plantes contiennent des principes actifs qui peuvent être extrêmement puissants, d'autres sont toxiques à faible dose. Le fait que l'on n'utilise que des plantes ne signifie pas que cela est sans danger, la culture libre de certaines plantes est interdite dans certains pays, le cas le plus courant étant le pavot dont la culture est réglementée et destinée à la seule industrie pharmaceutique.

La pharmacologie reconnaît l'action bénéfique de certaines plantes et s'attache donc à extraire le principe actif de ces plantes. Pour certains médecins phytothérapeutes, les autres principes vont atténuer les effets secondaires en entrant en interaction. Un exemple : la distillation de la lavande permet de dénombrer plus de 200 molécules différentes, dont des cétones et coumarines, dont la toxicité est moindre que s'ils étaient utilisés seuls.

La composition d'une plante peut varier d'un spécimen à l'autre, dépendant du terrain, des conditions de croissance, humidité, température, ensoleillement, qui vont déterminer ce que l'on appelle en aromathérapie le chémotype.

De même, il ne faut pas utiliser des plantes d'origine douteuse, puisque les facteurs de pollution, la cueillette et les méthodes de conservation, de stockage… peuvent altérer les propriétés des plantes. Il convient également d'éviter les plantes sèches vendues sous sachet transparent car la lumière altère en partie leurs propriétés.

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